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Q-Pork Chains, le cochon durable européen.
Par Etienne Abrioux, le 4 novembre 2008
L'objectif est d'améliorer la qualité du porc et de ses produits pour le consommateur et de développer des filières de production innovantes, intégrées et durables ayant un faible impact sur l'environnement.
Le projet rassemble 51 partenaires de 19 pays, 32 institutions de recherches, plus de 19 partenaires du monde des affaires et associations d'industries, 46 institutions de l'Union Européenne et 5 institutions en Chine, Afrique du Sud, Brésil et U.S.A.
Lancé en 2007, le coût de Q-Pork Chains est à l'échelle du poids de la filière porcine en Europe, 20,7 millions d'euros de budget et ce programme se prolongera jusqu'en 2012.
Le Danemark, gros pays producteur, se retrouve aux avant-postes avec la France. L'Europe met 14,6 millions d'euros pour sa part.Les 200 chercheurs mobilisés sur le projet "Q-Pork Chains" travaillent sur les attentes des consommateurs: une viande encore meilleure avec moins de sel et moins de gras, les systèmes de production, leur impact sur l'environnement et leur solidité économique.
Du 28 au 30 octobre, 120 scientifiques se sont réunis à l'Agrocampus de Rennes pour faire le point sur toutes les avancées du programme.
Q-Pork Chains comporte 6 modules de recherches et 2 modules d'application et de diffusion:
- Module 1: Consommateur, citoyens et marché.
- Module 2: Production du porc.
- Module 3: Développement du produit.
- Module 4: Gestion des filières porcines.
- Module 5: Contrôle de la qualité au niveau moléculaire.
- Module 6: Synthèse des connaissances.
L'INRA participe au Module 2 de production du porc traitant de la diversité, flexibilité et durabilité des systèmes de production, coordonné par Michel Bonneau, de l'Unité mixte de recherche Inra - Agrocampus Ouest.
Ces recherches vont des élevages conventionnels jusqu'à des modes extensifs comme celui du porc Basque. Pour la France, le conventionnel est le modèle breton, les modes extensifs sont le modèle "Label Rouge fermier" et le porc Basque.
D'un côté, l'éleveur engraisse ses porcs en bâtiment, en 180 jours et, de l'autre, il les laisse en liberté dans les sous-bois pendant plus d'un an.
Au-delà des modes de production, les scientifiques vont s'attacher à mettre en évidence les gènes et les protéines qui donnent de la saveur à la viande de porc.
L'institut du porc (IFIP), le groupe Glon, et France Hybrides participent au programme.
Pour suivre toutes les avancées de Q-Pork Chains, cliquez ici ou ici.
(source INRA Rennes, Les bons ingrédients du 04/11/08 et Ouest France du 30/10/08-article par Jean-Paul Louédoc)

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