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Vins: le leadership français sur la sellette.
Par Etienne Abrioux, le 17 juillet 2008
La France pourrait perdre son titre de premier producteur mondial de vins au profit de l'Espagne d'ici à 2015.
Selon une étude du CREDOC (Centre de Recherche pour l'Etude et l'Observation des Conditions de vie), les exportations espagnoles progressent de 16.4% en volume,
alors que les quantités exportées par la France reculent de 6.1% sur le premier trimestre 2008.
La production française passerait de 52.8 millions d'hectolitres sur la période 2000-2004 à 43.9 millions en 2015.Le fléchissement des vins français s'explique par la morosité de la demande dans les pays où la consommation est forte, par la faiblesse des exportations française,
par la diminution des volumes consommés, par les changements dans les modes de consommations et par l'érosion de la compétitivité des vins français.
La baisse sur les rouges (les blancs et les rosés restant stables) est éstimée à 2.6% par an entre 2000 et 2008, et 1.1% entre 2008 et 2015.
Cette baisse, particulièrement sensible depuis 4 ans, est liée notamment à la montée des préocupations de santé, à une consommation plus occasionnelle des jeunes et des ouvriers,
et à la concurrence des boissons non alcoolisés pendant les repas.
De leur côté, les exportations vont pâtir d'une perte de parts de marché sur les marchés traditionnels (Europe de l'Ouest) et sur les marchés émergents (Royaume-Uni, Etats-Unis, Chine et Japon),
face à la concurrence des nouveaux producteurs en Amérique et en Océanie.
Les vins Sud-Américains affichent de très bons résultats, sont plus aggressifs et éfficaces commercialement, notamment ceux en provenance du Chili et de l'Argentine.
Il faut, sur certains marchés, adapter les produits aux nouvelles demandes si l'on veut renverser cette situation.

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